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Le chiffre du jour : 8 usines de textile à Relizane

Le futur pôle industriel, implanté au parc du Sidi El-Khettab, à 20 km au nord de Relizane, abritera huit usines intégrées spécialisées dans la production de textile (chemises, pantalons jean, articles de bonneterie, finissage de tissus…).

Le montant de l’investissement est estimé à 150 milliards de dinars (environ 1,3 milliard d’euros).

Support : El Moudjahid

Bientôt une banque mixte pour financer les PME étrangères

Au moment où les petites entreprises accèdent difficilement au financement en Algérie, le ministre de l’Industrie et des mines Abdesselam Bouchouareb, annonce depuis Varsovie en Pologne la création d’une banque à capitaux mixtes pour financer les projets des PME étrangères qui veulent investir en Algérie.

Ce nouvel outil donnera plus de « souplesse et de visibilité » aux investisseurs étrangers de taille petite ou moyenne, explique le ministre qui a indiqué que cet effort sera accompagné par une réforme du cadre réglementaire et organisationnel de l’investissement afin, dit-il, d’améliorer l’attractivité de l’économie nationale.

Rappelant que le secteur public marchand  est en phase d’une vaste restructuration, Bouchouareb a indiqué que plusieurs nouvelles mesures permettant d’améliorer les conditions d’investir en Algérie, était en cours de préparation. A titre d’exemple, le ministre, a cité le code d’investissement  qui a été révisé, devenu plus fluide et compétitif à même de lever toutes les entraves bureaucratiques qui freinent l’acte d’investir et découragent l’investissement étranger.

Evoquant les conséquences de la baisse des prix des hydrocarbures sur l’économie nationale, le ministre a souligné que l’Algérie va surmonter la forte baisse des prix du pétrole sur les marchés internationaux sans freiner son processus de construction et de développement.

Dans ce sens, le ministre a exprimé la volonté de l’Algérie de s’engager avec les entreprises polonaises dans des chaînes de valeur globales pour monter vers les segments à haute intensité technologique dans les filières industrielles.

Accord entre l’ANDI et PAIiIZ

L’Agence nationale de développement de l’investissement (Andi) et l'Agence polonaise pour l'information et l'investissement étranger (PAIiIZ) ont signé un mémorandum d'entente. Celui-ci porte essentiellement sur l’intensification des échanges d’informations entre les deux institutions chargées de la promotion de l’investissement dans leurs pays et de multiplier leurs actions communes en vue d’inciter les opérateurs algériens et polonais à nouer des partenariats en Algérie et en Pologne.

Support : L’Eco News

Activités réglementées soumises à inscription au registre du commerce : Recadrée par décret

Les conditions et les modalités d'exercice des activités et des professions réglementaires soumises à inscription au registre du commerce, ont été recadrées par un décret exécutif publié au Journal officiel n° 48.

 Ce nouveau texte qui entre dans le cadre de la loi de 2004 relative aux conditions d'exercice des activités commerciales définit dans son deuxième article les activités et les professions réglementées soumises à inscription au registre du commerce comme étant des activités spécifiques dont l'exercice est régi par des conditions précises. Ces activités ne peuvent être autorisées que si les conditions requises par la réglementation sont réunies et sont considérées comme réglementaires au regard de leurs spécificités et dont l'exercice est susceptible de porter atteinte directement à des préoccupations ou à des intérêts liés à l'ordre public à la sécurité, des biens et des personnes, la préservation des richesses naturelles et aux biens publics composant le patrimoine national, la santé publique, l'environnement, indique le texte. L'inscription au registre du commerce pour ce type d'activité est soumise à la présentation, d'une autorisation ou d'un agrément provisoire, délivré par l'administration ou l'institution habilitée. L'exercice effectif de cette activité ou profession réglementaire reste subordonné à l'obtention par le postulant, de l'autorisation ou de l'agrément définitif délivré, par l'administration ou l'institution habilitée, lorsque les conditions d'exercice le permettent. Elle doit faire l'objet d'une réglementation spécifique prise par décret exécutif, sur proposition du ministre ou des ministres concernés. Dans ce cadre, le texte réglementant doit comporter les éléments permettant, d'identifier la nature et l'objet de l'activité ou de la profession à réglementer par référence, notamment à la nomenclature des activités économiques soumises à inscription au registre du commerce. Il s'agira encore dans ce texte de fixer les conditions particulières requises pour ces activités de préciser les capacités exigées aux postulants à ces activités ou professions, de définir les conditions liées aux locaux professionnels, aux équipements techniques à utiliser et aux moyens techniques d'intervention nécessaires. Le document doit encore contenir les éléments identifiant l'administration ou l'institution habilitée, chargée d'examiner la demande et de préciser, pour chaque type d'autorisation ou d'agrément provisoire ou définitif, les documents constitutifs du dossier à fournir, lit-on encore dans le décret. Ce texte doit également mentionner les cas de défaillance donnant lieu au retrait temporaire de l'autorisation ou de l'agrément entraînant une suspension d'exercer et en précisant la durée, le retrait définitif de l'autorisation suivi de la radiation du registre du commerce. Il est précisé aussi que le postulant est tenu de demander sa radiation du registre du commerce dans un délai de 15 jours, à compter de la date de notification du refus. Par ailleurs, il est créé auprès du ministre chargé du commerce, une commission interministérielle chargée  d'harmoniser les textes relatifs à ces activités. Cette commission a pour missions d'émettre un avis sur les projets de textes portant sur les activités et les professions réglementaires initiés par les secteurs ministériels, d'adapter les textes en vigueur et d'attirer l'attention des initiateurs du dispositif réglementaire lorsque des difficultés surviennent dans sa mise en œuvre et de proposer les solutions adéquates le cas échéant.

Support : El Moudjahid

Un chef d’entreprise français défend la règle 49/51

J’ai créé Fibr’Access avec de jeunes partenaires algériens dans le cadre de la règle 49/51 répondant ainsi aux appels répétés du ministère de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication encourageant la création d’entreprises locales pour assurer la pérennité des infrastructures déployées en Algérie.

En effet, si le marché des télécommunications est en très forte croissance en Algérie où les principaux fournisseurs mondiaux sont installés pour répondre aux besoins croissants des opérateurs de téléphonie mobile, ces derniers sont à la recherche permanente de prestataires nationaux disposant de compétences locales pour assurer la maintenance de leur infrastructure.

Avec l’arrivée de la 3G en Algérie et inévitablement de la 4G dans un avenir proche, un besoin fort et rapide de déployer les réseaux en fibre optique est survenu avec la nécessité par la suite d’assurer leur maintenance.

Depuis 2013, Fibr’Access s’est installé à Alger puis Oran et Constantine et accompagnera ses clients dans le déploiement de leur réseau, en s’implantant dans les régions du sud de l’Algérie qui seront couvertes par la fibre optique. Sa flexibilité lui donne ainsi un avantage concurrentiel par rapport aux multinationales qui bien souvent, pour ouvrir un simple bureau de liaison, nécessitent des mois, voire des années de validation internes et recherches parfois infructueuses.

Depuis sa création, Fibr’Access a mis en place un plan de recrutement et de formation d’ingénieurs, techniciens, mainteneurs, manutentionnaires et autres consultants métiers pouvant intervenir dans les projets de déploiement et maintenance de fibre optique. Près de 50 employés, tous algériens, dont la moyenne d’âge ne dépasse pas les 30 ans, ont été ainsi formés. La force de Fibr’Access est de s’appuyer sur des compétences exclusivement algériennes, des manutentionnaires jusqu’aux postes de management afin de pérenniser l’entreprise et capitaliser sur des ressources formées par les universités algériennes de Bab Ezzouar, Boumerdes, Oran, INI etc. et dont l’expertise n’a rien à envier aux universités étrangères.

Des investissements en matériel ont été réalisés pour la réalisation de ces services. Ces matériels en provenance du Japon, Canada, Europe ont été importés dans le cadre de la réglementation en vigueur et le respect des demandes administratives sans difficulté ou blocage pourtant si décriés parfois par les importateurs. Certes, il ne s’agit pas d’importations destinées à la revente en l’état mais de matériel nécessaire à la création de valeur ajoutée en Algérie.

Ainsi, je peux affirmer que l’Algérie soutient ceux et celles dont l’objectif est d’investir durablement.

En tant qu’entrepreneur étranger et fort d’une expérience de 10 ans à la tête de multinationales étrangères, pour l’avoir appliqué lors de la création de Fibr’Access, je peux attester que la règle dite « 51/49 » n’est pas un frein à l’investissement.

Au contraire même, sans considérer que cette règle soit la meilleure solution pour encourager l’investissement, un partenaire étranger doit pouvoir bénéficier des conseils, expertises, connaissances du terrain et de l’environnement dans lequel il évolue. Ses associés locaux lui apporteront ces indications alors que lui-même apportera ses compétences techniques et/ou managériales nécessaires au développement de leur entreprise.

En appliquant l’esprit de la loi, sans réserve ni défiance réciproque, le bénéfice est mutuel et la réussite certaine si, bien sûr, la société est bien gérée et le créneau porteur.

La position étrangère sur la règle 51/49 est parfois dogmatique et la vision terrain est assez éloignée de ces préoccupations « politiques ». Cette règle semble malheureusement légitimer la frilosité des investisseurs qui se réfugient derrière ce règlement afin de justifier leur refus d’investir en Algérie.

À titre personnel, je n’ai pas entendu un dirigeant d’une PME / PMI ou d’une multinationale ayant investi dans le cadre du 51/49 se plaindre de cette règle. Au contraire même, tous se félicitent de l’apport mutuel et des bienfaits de leur association.

Les difficultés rencontrées par les PME sont certainement plus d’ordre commerciale que liées à la règle 49/51 :

Les clients favorisent systématiquement les multinationales étrangères lors des appels d’offres qui trop souvent, sous-traitent à prix cassés auprès de prestataires locaux, les services à réaliser.

Les entreprises nationales doivent pouvoir contracter directement avec les clients finaux en refusant d’alimenter ce système réducteur de valeur ajoutée, en bénéficiant de la préférence nationale qui n’est pas toujours appliquée.

Ainsi, fort de mon expérience en Algérie de plus de 10 ans, j’encourage vivement les entrepreneurs à accepter et se conformer à la règle 49/51 si leur ambition est d’investir durablement en Algérie où leurs intérêts seront préservés, c’est aux investisseurs de s’adapter au cadre réglementaire local en fonction de l’environnement économique du pays.

Laurent Stefanini

Fibr’Access Algérie

Support : TSA Algérie

Article de presse