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Les prix à l'importation de marchandises ont baissé de 1,7% au 1er semestre 2015

La baisse a concerné les groupes des équipements industriels et les équipements agricoles avec (-8%) pour chaque groupe, et les demi-produits (-7,9%), indique l'Office national des statistiques (ONS).

 

Les prix à l'importation des marchandises de l'Algérie, ont enregistré une baisse de 1,7% durant le 1er semestre 2015 par rapport à la même période de l'année écoulée et une baisse de 0,9% par rapport au 2éme semestre 2014, l'Office national des statistiques (ONS). 

Cette tendance baissière de l'indice des valeurs unitaires à l'importation de marchandises (prix à l'importation), qui permet de réduire la facture des importations et améliorer les soldes extérieurs du pays, ne signifie pas que les prix de tous les produits importés ont baissé, précise l'Office national des statistiques.

En effet, la baisse a concerné les groupes des équipements industriels et les équipements agricoles avec (-8%) pour chaque groupe, et les demi produits (-7,9%), précise l'Office qui relève, par ailleurs, que l'augmentation des prix à l'importation demeure "importante" pour les produits bruts (15,8%) et les matières premières, énergies et lubrifiants (15,2%).

D'autres produits ont également connu une variation haussière mais qui reste moins importante. Il s'agit des biens de consommation non alimentaires (médicaments, véhicules de tourisme, appareils d'éclairages, lampes...) avec +8,5% ainsi que les biens alimentaires et boissons avec +1,7%.

Les chiffres consolidés de l'ONS relèvent que les prix en glissement mensuel durant le 1er semestre 2015, ont connu une tendance baissière à l'exception des mois de janvier et mars durant lesquels ils ont augmenté respectivement de 2,5% et de 7,1%.

En revanche, des baisses ont été enregistrées durant les mois de février (0,4%), avril (1,5%), mai (16,7%) et enfin juin avec 1,3%, ajoute l'Office public des statistiques.

 

Importations: baisse en valeur, hausse en volume

 

En valeurs courantes, les importations de marchandises de l'Algérie ont enregistré une baisse de 9,98% pour totaliser 27,07 milliards de dollars les six premiers mois de l'année en cours contre 30,07 milliards de dollars à la même période de la dernière année.

Ce recul s'explique essentiellement par des baisses des importations des groupes des énergies et lubrifiants avec un total de 1,12 md USD (-25,33%), les produits bruts avec 837 millions USD (-17,94%), les biens de consommation non alimentaires avec 4,48 mds USD (-16,42%) et les produits alimentaires avec 5,12 mds USD (-12,44%).

Les importations en volume ont, par contre, connu un "important accroissement" de 11,9%. Les plus fortes hausses ont été enregistrées par les groupes "équipements agricoles" (54,6%), équipements industriels (28,5%), les demi-produits (21,2%) et les produits bruts (4,87%), ajoute la même source.

Les groupes de produits qui ont enregistré des baisses en volume sont les "matières premières, énergie et lubrifiants" (-18,2%), et les biens de consommations non alimentaires (-6%).

 

Support : Maghreb Emergent

Grâce au BTP, l’industrie devient le premier pourvoyeur d’emplois en Algérie

Malgré les restrictions budgétaires, l’Algérie maintient le dispositif d’aide à la création d’emplois, a déclaré lundi à la chaîne 3 de la Radio nationale M. Fodhil Zaïdi, directeur de l’emploi et de l’insertion au ministère du Travail. Selon lui, le pourcentage des promoteurs de projets d’emplois des jeunes qui ne remboursent pas les prêts contactés ne dépasse pas 5%.

 

L’industrie est devenue le premier pourvoyeur d’emplois en Algérie, a déclaré lundi, à la chaîne 3 de la Radio nationale, M. Fodhil Zaïdi, directeur de l’Emploi et de l’Insertion au ministère du Travail. Ce résultat a été obtenu grâce essentiellement au boom des BTP de ces dernières années, avec, notamment, un programme d’équipement d’envergure et celui portant sur la réalisation d’un million de logements. Ce résultat a permis à l’industrie, a-t-il dit, de passer du quatrième rang au premier pour concurrencer le secteur des services.

Cette évolution fait, toutefois, planer un doute supplémentaire sur les capacités de l’Algérie à faire face au flux de nouveaux demandeurs d’emplois durant les prochaines années, alors que les recettes budgétaires ont fortement diminué, dans le sillage de la baisse des prix du pétrole. L’industrie représente à peine 5% du PIB, malgré les facilités offertes à la création d’entreprises.

Selon M. Zaïdi, 600.000 nouveaux demandeurs d’emplois arrivent sur le marché du travail chaque année. A l’heure actuelle, un déficit de main-d’œuvre est enregistré dans certains secteurs, comme l’agriculture, alors que les diplômés de la formation professionnelle, ayant acquis une formation basique, trouvent facilement du travail. Par contre, 16% des diplômés de l’université sont au chômage, selon l’Office national des statistiques (ONS).

 

Bilan élogieux des formules ANSEJ et CNAC

 

Malgré la baisse des financements, M. Zaïdi a annoncé que les généreux dispositifs d’aide à l’emploi sont maintenus. Ceux-ci ont été, d’ailleurs créés pendant un moment de crise, lors de l’application du plan d’ajustement structurel (PAS). L’aide à la création de petites entreprises de type ANSEJ (Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes) et CNAC (Caisse nationale d’assurance-chômage), ne coûtent pas beaucoup à l’Etat, a-t-il expliqué. Ces deux formules, a-t-il indiqué, ont permis, à elles seules, de créer 440.000 emplois, sur un total de 1.4 millions d’emplois aidés sous différentes formules, notamment le pré-emploi.

M. Zaïdi est formel. Ces formules ont donné d’excellents résultats, contrairement à la rumeur qui voudrait que les jeunes se soient contentés de prendre l’argent destiné à la création d’entreprises sans jamais envisager de rembourser. Selon lui, seuls 16.000 cas sur 440.000 ont été transférés au fond de garantie en raison de la défaillance des promoteurs de projets, ce qui représente à peine 5% du total.

 

 

Mises à la retraite massives pour libérer des postes d’emplois

 

 

Ce discours rassurant tranche avec celui du gouvernement, qui mène des actions tous azimuts pour éviter un chômage de masse si l’Etat est amené à abandonner ces dispositifs d’aide à l’emploi. La radio a ainsi annoncé que le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a décidé de geler le recrutement dans la fonction publique. Parallèlement à cette décision, des notes ont été envoyées aux administrations et aux entreprises publiques pour mettre à la retraite tous les employés ayant atteint 60 ans, âge légal de la retraite.

Pour le gouvernement, le départ à la retraite de personnes ayant atteint 60 ans devrait, de manière mécanique, libérer des postes de travail au profit des jeunes arrivants sur le marché du travail. Mais cette mesure a aussi deux autres effets. Elle permet à certains responsables de se débarrasser du sureffectif accumulé lors des années d’abondance et provoque surtout le départ à la retraite de cadres arrivés au top de leur carrière. Nombre d’entre eux sont d’ailleurs recrutés ensuite sous différentes formules, notamment comme consultants.

 

 

Support : Maghreb Emergent

OBG/énergies renouvelables : L’Algérie ambitionne de se positionner en leader régional

L'Algérie bénéficie de l’un des taux d'ensoleillement les plus élevés au monde, allant de 1 700 kWh par mètre carré dans le nord à 2 650 KWh dans le sud.

 

L’Algérie dispose d’un fort potentiel à l'exportation en matière d'énergie renouvelable, notamment vers l’Europe. «Le bassin méditerranéen est déjà quadrillé de lignes d'interconnexion, mais les taux d'ensoleillement élevé et les vastes terrains d’Afrique du Nord ont fait de la région un point de polarisation des efforts de l'UE pour faire passer sa part d’énergies renouvelables à 20% d'ici à 2020», souligne une analyse du cabinet conseil OBG. 

Aussi, le dialogue engagé entre l’Algérie et l’UE sur la question énergétique porte sur le renforcement de la coopération dans les domaines du gaz naturel, mais aussi de l'énergie renouvelable, de l’efficacité énergétique, du développement du marché de l'énergie et du développement des infrastructures, note encore le cabinet conseil.
Le pays qui détient la seconde plus grande réserve de gaz d'Afrique et de la troisième plus grande réserve de pétrole du continent a récemment revu à la hausse ses objectifs, d’ici à 2030, en termes d’énergies renouvelables, pour porter le potentiel projeté de 27 à 37%.  Le nouveau ministre de l’Énergie a affirmé, à ce propos, que «l'utilisation accrue des énergies renouvelables et l'amélioration de l'efficacité énergétique pourrait conduire à des économies de 42 milliards de dollars sur 15 ans, avec 60 milliards de dollars d'investissement prévus».


Des atouts qui font que l’Algérie affiche l’ambition de se positionner en leader régional dans le domaine, ses moyens lui permettant d’atteindre ses objectifs.
L’étude d’OBG rapporte que l'Algérie «ambitionne de doubler sa capacité d'énergie renouvelable, passant de 12 GW actuellement à 25 GW d'ici à 2030,  à partir du gisement solaire essentiellement, de plus en plus concurrentiel, au plan de la réduction des coûts de l’énergie». À ce titre, l’analyse souligne que «l'Algérie bénéficie de l’un des taux d'ensoleillement les plus élevés au monde, allant de 1 700 kWh par mètre carré dans le Nord à 2 650 KWh dans le Sud». En matière d’objectifs, OBG indique que «les panneaux solaires photovoltaïques et l'énergie éolienne sont les options les plus pertinentes pour l'Algérie, ces formes d'énergie étant les plus faciles à intégrer dans le tissu industriel existant», en référence à des propos du président de la Commission de régulation de l'électricité et du gaz (CREG), M. Abdelali Badache. Pour ce dernier, «la question du retour sur investissement est un point sensible en ce qui concerne les sources d'énergie renouvelable. Nous avons néanmoins constaté, ces dernières années, que les prix ont considérablement baissé et pensons que les énergies renouvelables représentent aujourd'hui un investissement solide». Aussi, la majorité des installations devront être opérationnelles d'ici fin 2015, selon la Société des énergies renouvelables (SKTM), une filiale de la société nationale Sonelgaz chargée de superviser les projets d’énergies renouvelables. OBG rappelle que le gouvernement a mis en place un cadre réglementaire destiné à stimuler l’investissement privé. Le cabinet indique également que les projets d'énergie solaire et éolienne seront soumis à un contrat d'achat d'électricité de 20 ans garantissant des tarifs préférentiels pour l'électricité générée.  Livrant plus de détails, le document précise que pour «les projets dont la capacité varie entre 1 et 5 MW, l'électricité produite par les installations photovoltaïques est payée sur une base tarifaire de 16 DA par kWh durant les cinq premières années, un taux préférentiel distinct étant appliqué à ceux excédant 5 MW». À l’issue de cette période, «les tarifs sont indexés sur un taux qui dépend de la performance».
Dans le même sillage, «les taux des tarifs de rachat pour les projets renouvelables seront subventionnés par un prélèvement de 1% sur les revenus pétroliers, pratiqué par le Fonds national pour les énergies renouvelables et la cogénération (FNER)».

 

Support : El Moudjahid

L'application des nouvelles mesures incitatives à l'investissement touristique a déjà commencé (responsable)

Le Directeur d'évaluation et de soutien des projets touristiques au ministère du Tourisme, Zoubir Mohamed Sofiane, a évalué le nombre de projets touristiques agrées par le ministère à plus de 1.000 projets d'une capacité d'accueil de 123.000 lits devant créer plus de 50.000 postes d'emploi, avec une enveloppe dépassant les 420 milliards de dinars.

 

 

Le ministère de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de l'Artisanat a lancé, en ce mois de septembre, la mise en œuvre des mesures incitatives en faveur des investisseurs touristiques retenues lors de la rencontre, en août dernier, entre le Premier ministre et les walis, a indiqué un responsable au ministère.

 

Ces nouvelles mesures visent à "aplanir les entraves administratives et bureaucratiques au profit des investisseurs à travers l'allégement du dossier d'investissement et la célérité dans le traitement du dossier par l'utilisation des nouvelles technologies", a déclaré à l'APS le Directeur d'évaluation et de soutien des projets touristiques au ministère, Zoubir Mohamed Sofiane.

 

"Les dossiers des projets d'investissement seront désormais traités dans un délai d'une semaine. Les investisseurs retenus seront informés par E-mail, après approbation de leurs dossiers par la commission nationale", a affirmé le responsable. 

 

L'investisseur doit respecter "les conditions d'investissement, le cahier des charges et les procédures à suivre pour la réalisation des projets d'investissement notamment touristique", a-t-il précisé.

 

"Des instructions fermes" ont été données aux Directeurs de wilaya du tourisme pour une mise en œuvre sérieuse de ces mesures, tout en mobilisant les moyens techniques nécessaires pour assurer la célérité dans le traitement des dossiers d'investissement", a ajouté le responsable. 

 

S'agissant de l'accès au foncier destiné à la réalisation de projets d'investissement, M. Sofiane a rappelé les nouvelles mesures prévues dans la loi de finances complémentaire (LFC) 2015 relatives à l'identification des sites destinés à la réalisation de projets d'investissement.

A cet effet, l'article 48 de cette loi définit les conditions et les modalités de concession des terrains relevant du domaine privé de l'Etat destinés à la réalisation de projets d'investissement.

Il prévoit également "des mesures incitatives en faveur des investisseurs, pour l'obtention de terrains à l'intérieur ou à l'extérieur des zones d'expansion touristique (ZET), à travers la cession ou le crédit bonifié".    

Le wali jouit de toutes les prérogatives et travaille en collaboration avec les Directeurs chargés de l'examen des dossiers d'investissements, pour identifier les sites de réalisation des projets d'investissement notamment touristique".

L'Algérie compte 205 ZET, a indiqué le responsable, soulignant qu"une vingtaine de ces zones ont bénéficié de plans d'aménagement, tandis que les 185 autres sont en cours d'examen".

Il a insisté sur "l'utilisation rationnelle du foncier", à travers la réalisation de projets et d'infrastructures touristiques et hôtelières, conformément aux normes internationales en vue de remédier au déficit relevé en matière d'hébergement et de promouvoir le tourisme interne". 

L'octroi du foncier touristique aux investisseurs s'effectue selon un cahier des charges défini qui prévoit que le projet doit prendre en compte les spécificités touristiques de chaque région", a-t-il affirmé.

Le secteur du tourisme est "l'un des principaux secteurs du Schéma national d'aménagement du territoire (SNAT 2030), parmi 21 autres secteurs", a-t-il dit, ajoutant qu'il compte "parmi les cinq secteurs vitaux générateurs de richesse aux cotés de l'agriculture, de l'industrie, des services et de la science. 

M. Sofiane a évalué le nombre de projets touristiques agrées par le ministère de tutelle à plus de 1.000 projets d'une capacité d'accueil de 123.000 lits devant créer plus de 50.000 postes d'emploi, avec une enveloppe dépassant les 420 milliards de dinars.

 

 

Support : Maghreb Emergent

Article de presse